N°6 - Haïti matières premières
Et
N°7 - Haïti dans le monde

Aujourd’hui comme hier, Haïti n’est comparable à aucun autre pays. L’histoire de son peuple doit assumer des héritages contradictoires qui nourrissent une culture tumultueuse, baroque, mutilée et magique. Mais elle porte aussi, avec ferveur, la marque universelle d’un siècle parmi les plus riches de l’histoire occidentale.

C’est dans cette esprit que la revue des Cahiers des Anneaux de la Mémoire, associés à Myriam Cottias chercheur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris, consacrent deux numéros spéciaux à Haïti, sorte de contribution au bicentenaire de l’indépendance haïtienne.

N°6 – 15,00 € / 272 p., illustrations couleur et noir et blanc
N°7 – 16,00 € / 292 p., illustrations couleur et noir et blanc
N°6 et 7 – 28,00 €

Télécharger ici le bon de commande au format PDF

ou bien contactez-nous pour tout renseignement utile...

N°6 – Haïti matières premières

 

HISTOIRE


Le sucre et le peuplement d'Haïti
Vertus SAINT-LOUIS
Chercheur et Docteur en Histoire, enseigne à l'École Normale Supérieure de Port au Prince

Les colons venus d’Espagne puis de France y introduisirent progressivement la culture du sucre, et l’île devint Saint-Domingue. C’est pour satisfaire le besoin croissant de main-d’oeuvre qu’exigeait une économie sucrière de plus en plus industrielle qu’une population venue d’Afrique et réduite à l’esclavage, fut déportée massivement. C’est toute la genèse du peuplement de la partie occidentale de l’île durant les XVIème et XVIIème siècle et qui devint Haïti après l’indépendance, que nous décrit Vertus SAINT-LOUIS.

Au cœur du préjugé de couleur : Médéric Moreau de Saint-Méry contre Julien Raimond, 1789 - 1791
Florence GAUTHIER
Maître de conférence en histoire moderne à l'Université Paris 7 – Diderot

L’écrasante majorité de la population était esclave, d’origine africaine, noire. La minorité des maîtres était d’origine européenne, essentiellement française, blanche. Le préjugé de couleur s’était construit pour le maintien de l’ordre social esclavagiste. Florence GAUTHIER retrace le violent débat qui agita la France révolutionnaire qui dut affronter les conséquences de l’esclavage et de l’idéologie raciste.

Les insurgés de 1791, leurs dirigeants et l'idée d'indépendance
Yves BÉNOT
Journaliste et Historien, Président de l'association pour l'étude de la colonisation européenne 1750-1850

A Saint-Domingue, le débat sur l’émancipation des esclaves prit la forme d’une insurrection des esclaves eux-mêmes. Yves BÉNOT fait une relecture des événements relatifs à l’insurrection de la nuit du 22 au 23 août 1791 dans la région du Cap aux Français et connue sous le nom de la révolte de Bois Caïman. Il nous permet de mieux comprendre les rôles des divers acteurs et aussi les enjeux de cette insurrection qui fut décisive pour l’émancipation des esclaves et la fondation de la république d’Haïti.

Réflexions sur l'œuvre législative de Toussaint Louverture dans la colonie française de Saint-Domingue des années 1790 à 1802
Yolande BEHANZIN-JOSEPH NOEL
Historienne et Chercheur Martiniquaise, agrégée de l’Université Paris-Sorbonne
Professeur à l’Université nationale du Bénin (Cotonou)
A publié des travaux sur la colonisation française en Guinée, sur la traite négrière et la présence africaine aux Antilles. Ses recherches portent désormais sur l’étude des sociétés et des cultures marquées par la présence de la diaspora noire dans les mondes américains et antillais.

L’un des nombreux héros de l’abolition de l’esclavage et de la conquête de l’indépendance fut Toussaint Louverture. A travers son épopée, Yolande BEHANZIN JOSEPH-NOËL décrit les dix années de combats militaires et politiques qui aboutirent à la fondation de la république d’Haïti.

Affranchis mulâtres et noirs libres en compétition pour le contrôle de la société post coloniale
Gérard BARTHÉLÉMY
Économiste, s'est orienté vers l'Anthropologie (enseignant à Paris VII) et l'Histoire.
A vécu dix ans en Haïti dans le cadre d'actions de développement principalement dans le milieu rural.
Consultant international, il poursuit ses recherches sur Haïti.
Membre du Comité de réflexion et de proposition pour les relations franco-haïtiennes, présidé par Régis Debray

A la suite de cette insurrection et après l’élimination ou le départ des colons français, les clivages résultant des préjugés de couleur et aussi des divers intérêts de classe plongèrent la révolution haïtienne dans de violents conflits jusqu’à la guerre civile. Gérard BARTHÉLÉMY décrit les affrontements entre les chefs révolutionnaires haïtiens et les projets politiques et économiques dont ils furent porteurs. Par l’analyse des conflits fondateurs de la république d’Haïti, on peut tenter de comprendre les conflits d’aujourd’hui.

Haïti, les séquelles d'une révolution inachevée
Jacques de CAUNA
Historien, diplomate. Membre du Comité directeur de la Société Haïtienne d'Histoire. Directeur du Centre de recherche historique de l'Institut Français. Commandeur de l'ordre national : Honneur et Mérite de la République d'Haïti.
Professeur à l'Université de Pau

Durant cette période révolutionnaire haïtienne qui aboutit à l’indépendance en 1804, les représentants de la république française naissante que furent Sonthonax et Polverel confrontèrent eux-aussi leur projet politique. Jacques de CAUNA décrit ce conflit qui aboutit à l’effondrement de l’économie de marché au profit de l’économie de subsistance. Ce fut peut-être là une des origines de la création de deux nations aujourd’hui encore inconciliables et qui cohabitent dans le même pays.

Enquêter autrement avec les milieux négociants dominguois sous l'Ancien Régime
Robert CHARLES
Doctorant en Histoire
Après des études classiques et une première formation au département Histoire et Géographie de l’Ecole normale supérieure à Port-au-Prince, il poursuit en France depuis 1998 des études en Histoire sur les Antilles sous l’Ancien Régime. Il a fait des recherches sur le commerce de la Martinique au début du 18ème siècle à l’Université des Antilles et de la Guyane, en Martinique, et poursuit ses recherches à l'université de Toulouse sur les milieux marchands et négociants.

La société coloniale de Saint-Domingue ne se limitait pas aux plantations. Il y avait aussi des bourgs et des villes. Robert CHARLES introduit la nécessité du travail historique trop longtemps négligé sur les sociétés urbaines de l’ancien régime. L’effondrement de ces sociétés fut un handicap supplémentaire dans la construction de la nouvelle société haïtienne.

TERRE


Haïti: histoire, mémoire et patrimoine
Carlo Avierl CELIUS
Diplômé de l’École du Louvre et Docteur de l’EHESS, Paris. Chercheur postdoctoral à l'Université Laval, au Québec.

Le difficile débat sur les «causes des malheurs d’Haïti» reste d’actualité. Là comme ailleurs, se pause la question de savoir jusqu’où l’histoire peut être facteur de blocage. Carlo Avierl CÉLIUS nous propose sa recherche sur la complexité des rapports entre le peuple haïtien et son histoire. Et à travers le cas haïtien il s’interroge sur les formes d’expression de la mémoire et le rôle qu’elle peut tenir dans la construction de nouveaux modèles sociaux.

Conflits terriens et réforme agraire dans la plaine de l'Artibonite (Haïti)
Michaël LEVY
Doctorant à l'EHESS (école des hautes études en sciences sociales) sous la direction de Christian Girault
Intitulé de la thèse : Violence rurale, réforme agraire et politique en République d'Haïti.
Membre de plusieurs missions de l'ONU, d'observation des Droits Humains, notamment en Haïti et au Rwanda.

Après 1804, la prégnence de l’histoire fut manifeste dans le refus de la paysanneries haïtienne à travailler sur de grandes plantations bien qu’ayant arrachée le statut de travailleurs libres. Le déclin des grandes propriétés et l’émergence d’une paysannerie attachée à la petite propriété vivrière illustra ce refus durant tout le XIXème siècle. L’intervention américaine du début du XXème siècle échoua dans sa tentative de réintroduire une agriculture industrielle. C’est à partir de ces données historiques que Michaël LEVY analyse les difficultés de la mise en place d’une réforme agraire aujourd’hui, dans la plaine de l’Artibonite, zone fertile irriguée par un delta au nord-ouest d’Haïti.

Restitution de la dette de l'indépendance
Extrait des annexes du rapport du Comité de réflexion et de proposition pour les relations franco-haïtiennes
François BLANCPAIN
Juriste, diplômé de l'École nationale de la France d'Outre-mer, achève une carrière dans l'industrie aéronautique. Spécialiste de l'histoire d'Haïti, St-Domingue.
Membre du Comité de réflexion et de proposition pour les relations franco-haïtiennes, présidé par Régis Debray.
Marcel DORIGNY
Enseigne à l'université de Paris 8. Poursuit ses recherches sur les courants du libéralisme français dans les domaines coloniaux.
Secrétaire général de la Société des études robespierristes, rédacteur en chef de Dix huitième siècle, il est aussi membre du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) du Ministère de la recherche, membre du Comité de réflexion et de proposition pour les relations franco-haïtiennes, présidé par Régis Debray, membre du Comité pour la mémoire de l’esclavage créé par le Ministère de l’Outre-mer en application de la Loi Taubira du 10 mai 2002.

A l’occasion du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti, l’ex-président Aristide rappela que les Haïtiens avaient dû s’acquitter du remboursement des biens des colons spoliés par la révolution. Il réclama la restitution de cette dette. Le ministère des Affaires étrangères français nomma une commission chargée d’étudier les obligations de la France d’aujourd’hui à l’égard du peuple haïtien. C’est dans le cadre de cette commission que François BLANCPAIN et Marcel DORIGNY ont analysé la question de cette dette.

L'Ile merveilleuse, Haïti dans le regard du monde
Jean-Marie THEODAT
Maître de conférence à l'Université Panthéon-Sorbonne après avoir été chargé de cours à l'École normale supérieure de Port au Prince et professeur d'histoire et géographie au lycée Alexandre Dumas de Port au Prince. Membre fondateur du LAREHDO (Laboratoire de Recherches Haitiennes et Dominicaines) à Port-au-Prince, il poursuit des recherches post-doctorale sur Haïti et la République dominicaine.

L’année du bicentenaire de l’indépendance d’Haïti ne fut pas seulement l’occasion d’une revendication. Elle fut aussi marquée par une succession d’événements brutaux qui ont projeté ce pays sur la scène internationale. Elle a aussi permis de rappeler et de commémorer la geste haïtienne. Jean-marie THÉODAT dresse un bilan de cette année particulière où le peuple haïtien fut à la fois honoré et frappé par le malheur.


N°7 – Haïti dans le monde

FRONTIÈRES


Haïti et la République dominicaine : la négritude en partage
Jean-Marie THEODAT

La geste haïtienne est particulière à bien des égards, elle n’est pas pour autant une exception. Au-delà de ses frontières, essentiellement maritimes mais aussi terrestres, d’autres nations se sont construites sur un important héritage africain. Sur l’ancienne île d’Hispagnola aujourd’hui république Dominicaine et république d’Haïti, cet héritage est vécu différemment par les Dominicains et les Haïtiens et c’est ce qu’observe Jean-Marie THÉODAT.

Commerce, pouvoir et compétences dans le vaudou haïtien
Dimitri BECHACQ
Doctorant en Anthropologie sociale rattaché au Centre d'études africaines (EHESS) et à l'Unité de recherche « Constructions identitaires et mondialisation » (IRD)
Responsable de publication de la partie « Recherche » du site gensdelacaraibe.org.
Il poursuit ses recherches sur les migrations des Haïtiens et le vaudou à Paris.

Venu de l’intérieur de la côte dite des esclaves en Afrique occidentale, le vaudou haïtien reste un élément majeur de l’héritage africain. Sa pratique en Haïti n’est plus seulement un rituel dédié au culte des ancêtres. Dimitri BECHACQ analyse comment le vaudou haïtien a pu évoluer vers un commerce des esprits, une folklorisation et un commerce culturel.

La constitution de l'espace migratoire international des Jamaïcains : De la dépendance néocoloniale à la déterritorialisation
Cédric AUDEBERT
Docteur en Géographie, il poursuit des recherches de Géographie sociale et culturelle dans les Amériques et la Caraïbe et enseigne à l'Université Antilles-Guyane.

Au large d’Haïti, l’île de la Jamaïque, ancienne colonie sucrière esclavagiste britannique, eut une évolution historique fort différente de celle d’Haïti. L’esclavage y fut aboli au cours du XIXème siècle, et ce n’est qu’en 1962 que la Jamaïque accéda pacifiquement à l’indépendance dans le cadre du Commonwealth. Pourtant Cédric AUDEBERT y décrit une situation comparable à bien des égards à celle d’Haïti : le même passé esclavagiste, l’héritage africain, l’exode rural vers les villes, et l’émigration jamaïcaine vers l’ancienne métropole et la toute proche Amérique du Nord.

Une migration de main-d’œuvre : Puertoricains, Antillais, Guyannais dans les années 1950-1960
Monique MILIA MARIE-LUCE
Docteur en Histoire. Elle a soutenu sa thèse, intitulée « De l’Outre-mer au continent : étude comparée de l’émigration puertoricaine et antillo-guyanaise de l’après Guerre aux années 1960 » sous la direction de Gérard Noiriel à l’EHESS en décembre 2002. Elle est actuellement Attachée temporaire d’enseignement et de recherches (ATER) au département d’Histoire de l’Université des Antilles et de la Guyane. Elle poursuit dans le cadre du Caribbean Research Project (Projet de Recherches Caribéen) avec l’Université de Berkeley ses recherches sur l’intégration des Antillais en France et des Puertoricains aux Etats-Unis, ainsi que des recherches sur le sport et l’identité.

D’autres territoires des Caraïbes ont en commun le passé esclavagiste et font face à des problèmes économiques et sociaux comparables. Puerto-Rico, ancienne colonie espagnole passée sous la tutelle des Etats-Unis en 1898 devint un état libre associé aux Etats-Unis en 1950. En 1946 les colonies françaises de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Réunion dans l’océan Indien devinrent des départements d’outre-mer. Depuis cette période, les populations de ces territoires émigrent massivement vers les anciennes métropoles. Monique MILIA MARIE-LUCE fait une analyse comparée des politiques migratoires des Etats-Unis et de la France.

La politique des autorités coloniales françaises à l'égard des Marrons Boni entre intégration et exclusion (août 1776 à juillet 1841)
Jean MOOMOU
Doctorant en Histoire et enseignant en Histoire et Géographie au lycée de Saint Laurent du Maroni
Participe aux travaux de l'université d'été de l'Université Antilles-Guyanne et à la formation d'étudiants-chercheurs.
Participe aux travaux de l'Unesco sur l'enseignement de la traite et de l'esclavage.

Le marronage fut un problème majeur pour les colons d’Haïti. Ce fut aussi la principale forme de résistance à l’esclavage dans tous les territoires des Amériques où sévissait l’esclavage. Jean MOOMOU décrit le cas du peuple Boni en Guyanne qui parvint à se soustraire à l’esclavage durant le XVIIIème siècle jusqu’à son abolition en 1848.

Permanences et ruptures des formes urbaines des bourgs de Guadeloupe : cas de Gosier et Trois-Rivières, de 1938 à nos jours
Karine DUPRÉ
Architecte, chercheure à l'Institut d'Urbanisme de Tampere en Finlande, elle travaille en particulier sur l'analyse historique de la modernisation urbaine des villes de Guadeloupe.

Karine DUPRÉ nous propose son étude d’architecte et d’urbaniste de deux agglomérations de la Guadeloupe : Gosiers et Trois Rivières.

GENRE


Les notions de « nature » et « contre-nature ». Les Guadeloupéens de la région parisienne
Dolorès POURETTE
Chargée d'enseignement à l'Université Paris V et titulaire d'un Doctorat d'Anthropologie sociale et Ethnologie à l'EHESS sous la direction de Marie-Élisabeth Handman
Titre de la thèse : « Hommes et femmes de la Guadeloupe en Ile-de-France. Pratiques liées au corps, relations entre les sexes et attitudes face au risque de contamination par le VIH »

A l’intérieur des populations issues de sociétés fortement déstabilisées par la mémoire de l’esclavage et le préjugé de couleur les rapports humains et notamment les rapports de genre ont pu être perturbés. Pourtant Dolorès POURETTE nous décrit le maintien de rapports classiques dans son analyse des rapports hommes femmes au sein de la communauté homme-femme de la région parisienne.

Localiser la violence familiale : un problème de catégories
Robbyn SELLER
Anthropologue enseignante au département de Sociologie à l'Université de Québec à Montréal, présentement en stage post-doctorale.
Participe au groupe de recherche : Ethnicité et société au Centre des études ethniques des universités montréalaises.
Sa recherche doctorale porte sur l'impact de changements sociaux, économiques et politiques dans le contexte de la décolonisation et le développement sur la vie et l'expérience des femmes à la Dominique.
Sa recherche post-doctorale porte sur les expériences d'insertion sociale et culturelle de migrantes caribéennes à Montréal entre 1967 et 2004.

La famille est l’un des domaines privilégiés où s’expriment les rapports de genre. Les structures familiales ne sont pas toujours classiques et peuvent être le théâtre de conflits violents entre époux mais aussi à l’égard des enfants. C’est cette violence que Robbyn SELLER analyse dans le cas des populations de l’île de la Dominique.

Femmes et musiques contemporaines dans quatre sociétés noires des Amériques : Martinique, Jamaïque, Etats-Unis et Cuba
Mylenn ZOBDA ZEBINA
Doctorante en Anthropologie sociale à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales et titulaire d'un D.E.A de Finance et Economie internationales à Paris Dauphine
Attachée Temporaire d'Enseignement et de Recherche de septembre 2002 à mars 2003 et de septembre 2003 à août 2004 ; Intervenante à l'Université du Temps libre en Anthropologie des pratiques religieuses de septembre 2004 à juin 2005

Les femmes des sociétés héritières de l’esclavage ne sont pas restées sans voix. Si la musique a été un puissant moyen d’expression pour les hommes qui relèguent le plus souvent les femmes dans le rôle de spectatrices-admiratrices, certaines ont su se hisser sur la scène. L’analyse comparative de Mylène ZOBDA ZEBINA permet de mesurer leur présence dans la musique contemporaine de certaines îles des Caraïbes et des Etats-Unis.

Ce qu'elles disent.
Extraits des contes des îles savoureuses

Elvire JEAN-JACQUES MAUROUARD
Romancière haïtienne qui a collaboré à la revue Haïti aujourd'hui
Conteuse, Poète, Professeur de lettres et de linguistique.
Titulaire d'un doctorat de lettres modernes

C’est la voix d’une de ces femmes héritières de l’esclavage mais qui n’en fait pas pour autant une carrière, qu’Elvire JEAN-JACQUES MAROUARD nous fait entendre à travers ses contes en créole et en français.

LETTRES


Histoire d'Haïti et histoire du roman haïtien
Maximilien LAROCHE
Né au Cap-Haïtien il est titulaire d'un doctorat de Littérature comparée française et espagnole. De 1971 à 1997, il a enseigné les littératures française, québécoise et francophone à l’Université Laval, à Québec, ainsi que dans des universités de la Caraïbe et du Brésil.

La littérature haïtienne enrichit la littérature francophone depuis longtemps. Les nombreuses constitutions haïtiennes écrites depuis deux siècles sont un moyen de lire Haïti et peuvent aussi être lues comme des textes romanesques. C’est le choix que fait Maximilien LAROCHE qui rapproche les textes des constitutions haïtiennes aux textes romanesques et qui s’interroge sur leur outil commun : le langage.

La représentation de l'officier américain dans les romans haïtiens écrits durant l'occupation américaine, 1915-1934
Nadève MÉNARD
Titulaire d'un doctorat de Littérature, elle est spécialiste de la littérature haïtienne dans son rapport avec l'histoire et enseigne à l'Université des West Indies à Trinidad.

L’histoire d’Haïti a souvent nourri la littérature haïtienne. La mise sous tutelle par les Etats-Unis de 1915 à 1934 fut un événement historique marquant qui inspira de nombreux romans. A travers l’analyse de trois romans de cette époque et les descriptions de relations entre officiers américains, femmes haïtiennes et hommes haïtiens, Nadève MÉNARD nous décrit la problématique et la violence des relations humaines dans un contexte politique particuliers mais aussi dans un contexte interracial.

Représentation du Noir dans la littérature cubaine des années 1990 et débuts du XXIème siècle
Odette CASAMAYOR CISNEROS
Titulaire d'un doctorat de Géographie, elle est spécialisée dans la Géographie sociale et culturelle dans les Amériques et notamment la Caraïbe et enseigne à l'Université Antilles-Guyane.

C’est la difficulté des rapports interraciaux qu’évoque Odette CASAMAYOR CISNEROS. L’expérience cubaine est certes différente de celle d’Haïti, mais la littérature cubaine d’aujourd’hui est le témoin de la permanence de stéréotypes bien connus même s’ils étaient auparavant occultés.

Parlez-moi d'amour
Evelyne TROUILLOT
Chef de département des Langues à l’Université Caraïbe.
Membre de l’équipe de recherche de l'association Haïti Solidarité Internationale sur les Filles des rues et sur la protection des enfants.
Directrice du Primaire et coordonnatrice des services pédagogiques du petit séminaire collège Saint-Martial.

La conclusion de ces deux numéros des cahiers des anneaux de la mémoire consacrés à Haïti revient à la littérature haïtienne d’aujourd’hui. Elle est illustrée par la nouvelle d’Evelyne TROUILLOT intitulée : Parlez-moi d’amour.

 


Les autres numéros des Cahiers

Les Cahiers des Anneaux de la Mémoire 6 et 7