Avant même que la monarchie française n'y installe officiellement des administrateurs, des colons, pour la plupart natifs des provinces de l'ouest, émigrent vers le Canada, à l'initiative de particuliers, tels Le Royer de La Dauversière, originaire de La Flèche, en Anjou, qui sera l'inspirateur de la fondation de Montréal.

 

1639 : De La Flèche à Montréal

En 1639, Jérôme Le Royer de La Dauversière, receveur des tailles et échevin de La Flèche, acquiert la propriété de l'île de Montréal, ou Ville-Marie.

 

Jérôme Le Royer de la Dauversière.

Huile sur toile.

Archives des Religieuses hospitalières de la Flèche

 

 

Vue de Montréal.

La Rochelle, musée du Nouveau Monde.

Cliché Archives départementales de Maine-et-Loire

La colonisation du Canada

"Le Dessein des associés de Montréal est d'y travailler purement pour la gloire de Dieu et le salut des Sauvages..." Ces lignes écrites en 1641 par Jérôme Le Royer de La Dauversière allaient donner à la colonisation un aspect religieux qui devait fortement marquer l'histoire du Canada et de l'Acadie.

 

1653 : "La Grande Recrue" 100 engagés, dont 70 angevins sauvent Montréal

Poste le plus avancé de la pénétration française vers l'ouest, Montréal est en butte aux incessantes attaques des Iroquois.

La population diminue sans cesse : il reste à peine cinquante colons français dont dix-sept seulement sont en mesure de porter les armes.

Une expédition est préparée pour venir au secours de la colonie. En 1653, cent colons s'embarquent à Nantes sur le "Saint-Nicolas".

"Ces cent hommes ont sauvé Montréal et le Canada tout entier" déclara l'intendant Champigny. La colonie allait pouvoir se développer.

 

Guerrier Iroquois.

La Rochelle, Musée du Nouveau Monde.

Cliché Archives départementales de Maine-et-Loire.

 

Clocher de l'église de Fougères

La mémoire des pierres

Ce sont, le plus souvent, les difficiles conditions de vie dans les campagnes qui motivent le départ vers le Canada de nombreux paysans et artisans.

Aux environs de la Flèche, l'église de Fougeré, en Anjou, conserve, par des graffitis inscrits au cours des siècles dans les murs de son clocher, le souvenir de toutes ces épreuves : famines, épidémies, hivers rudes amenant les loups aux portes des villages.

 

Les explorations de Pierre Gaultier de La Vérendrye

Né en Anjou vers 1634, René Gaultier de Varennes débarque en nouvelle-France en 1666 comme lieutenant du Régiment de Carignan-Salières. Il y épouse la fille du gouverneur de Trois-Rivières, Pierre Boucher, auquel il succède dans sa charge.

Un de ses Fils, Pierre, est resté dans les mémoires canadiennes sous le nom du "Découvreur" puisqu'il s'associe à l'exploration de la moitié ouest du continent nord-américain.

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Pierre Gaultier de La Vérendrye.

Bronze façade Assemblée Nationale de Québec.

Cliché Archives départementales de Maine-et-Loire