Réfugiés économiques, religieux ou politiques, les Irlandais immigrés à Nantes aux XVII et XVIII siècles eurent à lutter durement dans les premières années de leur séjour pour subvenir à leurs besoins, mais s'intégrèrent remarquablement par la suite.

 

Le rejet des immigrants irlandais en 1605

Une première vague d'émigration provoquée par la misère et les persécutions religieuses amène en France et plus particulièrement en Bretagne et à Nantes, des troupes compactes de catholiques Irlandais que des capitaines de navires avaient fait passer clandestinement.

 

Nantes, château des Dervalières, ancienne demeure des Stapleton;

Collection D. Couturier

 

Arrivée des Jacobites irlandais à Nantes

Chassé de son trône en 1688, Jacques II, roi d'Angleterre va se réfugier en France à la cour de Louis XIV, son cousin germain. De nombreux irlandais le suivent dans son exil et certains trouvent asile à Nantes.

 

Portraits de Luc O'Shiell et d'Agnès Varnasse.

Coll. P. Clarke de Dromantin

 

1745 : Intégration de la communauté irlandaise

Durant cinquante ans environ, les Irlandais ont constitué une sorte de clan relativement fermé. A partir de 1745, avec l'échec de la tentative de reprise du pouvoir par le prétendant des Stuarts d'Ecosse à la couronne d'Angleterre, les Irlandais de Nantes prennent conscience d'une rupture avec leur pays d'origine et s'intègrent davantage à la communauté Nantaise.

 

Armoiries des Stapleton.

Coll. R. Ryan Hackett

 

Les grandes familles Jacobites

Les immigrés irlandais, bien que souvent d'origine aristocratique, n'avaient pas de complexe, à la différence des nobles français, pour pratiquer le négoce.

Certains réussirent brillamment, notamment dans le commerce maritime, achetèrent des terres dans la région et s'allièrent avec les plus grandes familles françaises.

C'est dans ces conditions que les Walsh, les Mac Namara, les O'Shiell, les Joys, les Butler, les Murphy, les Clarke, les O'Rioran, les Sarsfield, les Stapleton, les Sheridan et bien d'autres fixent leur domicile à Nantes où ils furent généralement bien accueillis et se mêlèrent assez rapidement à la population de la cité.

 

 

Ancien château d'Avoir, en Anjou, demeure des Sheridan.

Coll. D. Couturier