L'affaire Dreyfus
En septembre 1894, le colonel Dreyfus, issu d'une famille juive alsacienne, est accusé d'avoir livré à l'Allemagne des secrets militaires.
Jugé de façon sommaire par le conseil de guerre, il est condamné à la déportation à vie au bagne de Cayenne.
En 1898, Zola prend la défense de Dreyfus et publie une lettre ouverte intitulée "J'accuse".
La découverte de faux dans l'instruction du procès conduit à une première révision. De nouveau condamné par le tribunal militaire, Dreyfus est néanmoins gracié par le Président de la République (1899)
En 1906, le jugement est définitivement cassé et Dreyfus est réintégré dans l'armée avec ses grades et fonctions.
Nantes. Archives départementales de Loire-Atlantique.
"Mercier, futur sénateur de la Loire-Inférieure".
Dessin de Jules Grandjouan.
Bibliothèque municipale de Nantes.
Les manifestations antisémites à Nantes
Les antidreyfusards considèrent qu'en révisant le procès, c'est l'armée, la religion catholique, la nation même que l'on calomnie : des manifestations contre Dreyfus se produisent dans la plupart des grandes villes.
A Nantes, le 18 janvier 1898 au soir, plusieurs centaines de jeunes gens parcourent le centre ville, au cri de : « A bas les juifs ! Conspuez Zola! ». Des vitrines censées appartenir à des juifs sont brisées. L'hôtel des Postes et assiégé : le receveur principal s'appelait Dreyfus.
Nantes. Archives départementales de Loire-Atlantique.
Nantes. Archives départementales de Loire-Atlantique. |